Here and Now

Je me suis replongée avec délice dans la série Here & Now produite par HBO et j’ai eu vraiment envie de vous parler de ces 10 épisodes particulièrement diffèrents de tout ce qu’on peut voir en ce moment. Cette série n’est pas du divertissement mes amis. Elle nous connecte à ce qu’il y a de plus profondément humain en nous et de plus essentiel. Sans fioriture, sans faux semblant. Visiblement, tout le monde n’y voit pas l’intérêt puisqu’elle n’a pas été reconduite. Qu'importe, cette seule et unique saison fait bien sa magie. Elle invoque ma marotte, à savoir prendre la radicale responsabilité de notre vie. Elle nous questionne sur les boîtes dans lesquelles nous mettons les gens et celles dans lesquelles nous essayons de rentrer, les petites histoires qu'on se raconte et qu'on ne veut pas lâcher, sur ce passé que nous voulons absolument rendre responsable de tout plutôt que de le laisser aller, tout simplement ; sur la porosité de ce que nous appelons la réalité et que nous tentons en permanence de définir plutôt que de s'émerveiller du mystère ; sur l’identité, l’unicité et ce qui permet de nous relier les uns aux autres en respectant totalement chacun. Elle nous interroge sur ce que peut créer la vulnérabilité, entre deux êtres, et envers soi ; quelles possibilités, quelles ouvertures s’offrent à nous si nous ne cherchons plus à fuir ce qui paraît moins regardable, si nous ne nous amputons plus de cette part de nous que nous appelons ombre et qui nous permet d’être aussi lumière ? C’est un récit qui parle de l’humain, du réel, de l’invisible et du visible. De cette vie qu’il faut se coltiner, peu importe que notre âme l'ai choisie, et avec laquelle il faut se foutre sur la gueule pour se rendre compte que ce n’est peut-être finalement pas tant un combat qu’une embrassade ; et que si Dieu il y a, il est au beau milieu. Bref, c’est intense, ça questionne, je ne vous parle même pas du symbolisme partout, à tous les niveaux et pour toutes les religions (y compris psychanalytique !) Si vous ne l’avez pas encore dévorée, foncez, c’est formidable !


1 vue

© 2020 par Charlotte Chambaret. - Crédit Photos Marine Poron©