La prise de décision



Trois parts de nous sont bien souvent impliquées.

Une qui facilite.

Deux qui compliquent.


Celle qui facilite, c’est l’intuition. Qu’elle vienne des tripes ou du cœur, c’est pareil. C’est un (grand) oui ou c’est un non.


Si c’est un oui, il y a de l’élan, un mouvement vers l’avant qui se libère, une joie, discrète ou débordante, mais une plénitude intérieure.


Si c’est un non, et bien rien. C’est un non. C’est à la fois neutre et ferme. Non. Parfois, si c’est un non puissant, ça se contracte avec un mouvement de recul.


Simple. Basic.

Les parts qui compliquent, c’est le mental et l’ego.


Le mental, c’est le pragmatique, l’assistant personnel qui planifie et organise.

L’élan est à peine né que le mental demande « comment ? »

Un comment qui tue le mouvement dans l’œuf si le « oui » n’était pas assez clair et audible.


L’ego, lui, préfère que rien ne change. Il contrôle la zone de confort, même souffrante, alors tout ce qui se dirige vers le bord n’est pas le bienvenue.


Il se met donc à lister tout ce qui rend l’entreprise impossible, tout ce qui pourrait mal tourner. Il peut même donner des sensations opposées à celles du « oui » qui étaient pétillantes et délicieuses. Tout à coup, on se sent mal, on a des sueurs froides, on a envie de pleurer, on veut manger du chocolat, on ne sait plus rien, on a la flemme, on est dépassé par… par quoi en fait ?


Il fait si bien son travail qu’on ne sait plus si c’est oui ou non que nous voulions répondre. C’est encore plus dur s’il s’agissait d’un choix.


À droite ? Ou à gauche ?

Paf, crise d’ego avant d’avoir pu vraiment entendre la réponse du ventre.

Comment savoir alors ?


Si en plus on est du signe de la balance ou qu’on a un centre Ajna très fort dans son human design, il y a de forte chance pour que la situation nous échappe.


On pourrait attendre un signe de l’Univers ou se tirer les cartes, je préconise autre chose pour récupérer un peu de leadership intérieur.



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Il faut enlever les manteaux lourds et inutiles qui se sont ajoutés et paralysent notre mouvement naturel.


Apaiser l’ego d’abord. Cette part effrayée de perdre le contrôle.


Les catastrophes annoncées semblent parfois bien réelles. Les nier serait comme dire à un enfant qu’il n’y a pas de monstre sous le lit ; cela n’a jamais fait disparaître la peur. Il va falloir les regarder en face. Mais ce n’est pas le moment.


Ce n’est pas l’étape où nous voulons gérer, c’est l’étape où nous voulons ressentir.


Merci ego, merci mental, mais ce n’est pas votre entrée, retournez en coulisse.


Pour les aider à se détendre, on peut respirer. De plus en plus largement, pour refaire de l’espace à l’intérieur. L’espace pour écouter.


Respirer encore. En grand.

Respirer en profondeur.

Jusqu’à ce que l’esprit s’apaise.


Et tout en continuant à respirer, on peut imaginer comment ce serait si on prenait à gauche et, les yeux fermés, ressentir dans le corps avec beaucoup de délicatesse.


Sans en tirer aucune conclusion, on peut maintenant se demander, toujours en respirant profondément, comment ce serait de prendre à droite. Et toujours les yeux fermés, nous pouvons ressentir les minuscules réponses du ventre, du cœur, du corps.


Dans quelle direction partir ? Celle qui est la plus légère, vibrante, expansive.

Aucune ne ressemble à cela ?

Peut-être y a-t-il une troisième solution inexplorée ? Peut-être n’est-ce ni à gauche ni à droite que se trouve la suite de votre aventure.

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