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De victime à créateur

Passer de victime à créateur de sa vie - Charlotte Chambaret

Prise de conscience


Ma fille m’a dit un truc fantastique l’autre jour. Cette jolie jeune fille, presque jeune femme et bien plantée dans ses baskets est rentrée du lycée et délaissant pour quelques instants ses écouteurs et son groupe favori, elle m’a dit : “ tu sais maman, je voulais que tu saches que je vois à quel point tu n’es vraiment pas une victime.”


J’étais prise au dépourvu, mon épluche légume à la main et la lessive à étendre, mais j’étais carrément d’accord.


Je lui ai quand même demandé d’où venait cette remarque perspicace.

Elle m’a alors parlé de tous ces gens qu’elle croise et qui vont mal, de leur façon de blâmer les autres, les situations ou les évènements extérieurs pour leurs souffrances (un gros hug à la prof d’allemand qui n’arrive pas à reconnaître son burn-out et qui pleure devant les élèves en leur disant que c’est de leur faute).

Et elle m’a dit “toi, tu n’es jamais victime, et franchement ça fait du bien”.


Être créateur de sa vie


J’ai vu deux choses :

  • La première c’est combien ma fille était prête pour sauter à pied joint dans sa vie solo (en réalité, je n’ai pas bien le choix, elle rêve de s’envoler depuis ses 7 ans). Je me suis intérieurement tapotée l’épaule en me disant “good job, girl !”.

  • La seconde, c’est qu’elle risque de s’énerver beaucoup si elle ne développe pas un peu d’empathie (c’est pas vraiment son fort l’empathie) car la plupart des gens vivent dans l’illusion de l’impuissance et depuis une posture de victime.

Si ma fille ne me voit pas comme ça, ce n’est pas qu’il ne m’arrive jamais rien de fâcheux.

Seulement, lorsqu’un truc m’arrive, j’ai appris et choisi d’en faire toujours quelque chose.

C’est l’occasion pour moi de continuer mon chemin, de me transformer, d’alchimiser l’épreuve, le défi, pour faire grandir encore davantage la Joie et l'Amour.


Et si je continue d’insulter joyeusement les automobilistes quand je suis au volant (petit plaisir inavouable d’une ancienne parisienne), je sais que mon état émotionnel, mes pensées, ma santé, mon niveau d’énergie, mes relations… il n’y a rien que je ne puisse changer. Cela ne tient qu’à moi. L’extérieur peut être un activateur, un miroir, un booster, mais il n’est jamais mon bourreau.


Se sentir en paix


Au fil du chemin que représente cet apprentissage pour passer de victime à créateur de sa vie, il y a devenir son propre parent, accueillir ce qui se passe à l’intérieur, prendre la responsabilité de tout, s’engager pour sa transformation, s’aimer sans aucune condition… et garder le sens de l’humour.


Ce que j’ai appris à mes enfants, ce que je transmets à mes clients, ce que j’ai envie de te dire aujourd’hui, c’est que tout est en toi. Tu es ta propre alchimie, ton propre pouvoir de transformation.


Revenir au centre de soi, au centre de ta vie, c’est la clé. La seule.


Prendre la responsabilité de son territoire intérieur, de ce qui s’y passe, du chaos comme de la joie, c’est la promesse de se sentir solide quels que soient les évènements extérieurs, de se sentir en capacité de tout traverser, de ne plus subir la blessure puisqu’on joue enfin dans notre propre équipe. Ça met des paillettes d’Amour partout et c’est magique.


Par Charlotte Chambaret



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